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Alain Corneau est mort

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Alain Corneau s’est éteint dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 août. L’auteur d’une remarquable série de films noirs notamment, dans les années 1970 : France société anonyme, Police Python 357, La Menace, Le Choix des armes, Série noire. Des films qui laisseront de ce réalisateur-auteur, une marque indélébile. Voici les extraits de deux d’entre eux.


Bernard Blier, Patrick Dewaere, dans Série Noire :


SERIE noire
envoyé par mocky214. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.


La sequence où Dewaere se frappe la tête contre le capot de sa voiture, chose qu’Alain Corneau ne lui avait jamais demandé, dans Série Noire.


CORNEAU / DEWAERE - SERIE NOIRE - EXTRAIT 78 HQ
envoyé par THE-GRAND-WAZOO. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.


Séquence finale de Police Python 357 (Yves Montand, acteur fétiche d'Alain Corneau) :


extrait police python 357
envoyé par gaston7777. - Les dernières bandes annonces en ligne.

 

 



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Le Bruit des glaçons (Bertrand Blier - août10)

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Cancer est peut-être un des derniers mots sur lequel il est difficile de rire. Mais avec Bertrand Blier et un duo comme Dujardin et Dupontel…le Bruit des glaçons ne peut tomber dans l'oreille d'un sourd.



 

Pitch   

C'est l'histoire d'un homme qui reçoit la visite de son cancer. " Bonjour, lui dit le cancer, je suis votre cancer. Je me suis dit que ça serait peut-être pas mal de faire un petit peu connaissance... "


Albert Dupontel et ses « sales histoires » de jadis, colle bien à ce personnage atypique : un cancer. On l’y voit déjà. Espiègle, fouJean Dujardin, Albert Dupontel et 
 Bertrand Blier. Wild Bunch Distributionrbe, noir, brutal, froid, ce rôle aurait broyé assez sec bien des rôles principaux. Sauf qu’en face, Jean Dujardin s’emploie, pour naviguer entre le pathétique et l’autodérision. L’humour de son cancer, lui, reste clinique : « Je suis comme la m. au c. quand y a plus de papiers ».

Ce duo Dujardin/Dupontel permet de passer un bon moment, si on suit bien jusqu’au bout. Car l’entrée en matière laisse à désirer : dans quoi sommes-nous tomber ? L’ensemble des attentes de spectateurs naissent d’une fatalité, d’une annonce de mort. Pas drôle, évidemment. Jusqu’à ce que Bertrand Blier tourne autour de son étoffe, la manipule dans tous les sens, pour faire gicler humour, tendresse, cynisme et amour. 

Albert Dupontel et Jean Dujardin. Wild Bunch DistributionOn peut rire de tout avec Bertrand Blier. Et quelque part c’est rare dans le paysage actuel, aseptisé. Le septuagénaire effronté est de retour. Il sert la soupe à deux acteurs connus pour être bien dans leurs chaussures. Des gueules qui s’assument. Ces derniers envoient du bois. Quant au duo de miss, Myriam Boyer et Anne Alvaro, elles sont sublimes de caractère.

C’est noir mais ça finit rose. Alors pourquoi se priver, en plein été ?

 



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Memento (Christopher Nolan -2001)

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Carrie-Anne Moss et Guy Pearce. UFDCe qui saute aux yeux, au final, c’est la façon de procéder de Christopher Nolan : un film qui se lit à l’envers pour le spectateur, mais qu’il a semble-t-il réalisé et monté comme tout film. Pour ensuite remonter le film à l’envers. D’entrée de jeu, ce qui frappe en effet, c’est quelques fils blancs qui dépassent.

 

Pitch

Mû par un formidable besoin de vengeance, Leonard Shelby recherche l’assassin de sa femme. Mais une forme rare d’amnésie complique sa traque en solitaire. Tout en se souvenant de détails lointains, il est incapable de savoir ce qu’il a fait le quart d’heure précédent. Fiches, photos, tatouages, l’aident à distinguer le présent du passé, y compris dans sa relation avec Natalie, une serveuse inquiétante et sexy…

 

Joe Pantoliano. UFDUn thriller à l’envers. Vous savez ce qui vous attend, mais tout le suspense réside à savoir pourquoi les choses se passent comme tel. Et plus ça va, plus c’est à se taper la tête contre les murs. Je suis sorti personnellement fatigué, de ce visionnage. Quel thriller !


Il y a quand même un petit jeu malsain pour lequel Nolan va rester le maître du jeu : le spectateur est piégé car on lui supprime des attentes, pour lui expliquer le pourquoi du comment. Or, d’habitude, dans un thriller, l’intérêt est de savoir ce qui va se passer. Ici, c’est une prise d’otages : voyez donc et voyez bien, car il faudra vous en rappeler, et ensuite se déroule le fil des origines. On remonte le temps. Les conventions ne sont pas respectées. C’est là que Nolan fait couronner son thriller : un pied-de-nez peut-être, mais troublant, prenant et épuisant. Tout ce qu’on demande de la part d’un thriller !


Guy Pearce. UFD

Guy Pearce, le contrôleur de la bête sortie de cage Russell Crowe, dans L.A.Confidential, devient un amnésique dans Memento. Un problème se pose toutefois : ses expressions, ses traits, son attitude face caméra, ne demandent pas un gros travail d’acteurs. On est dans la froideur. Ce n’est donc pas un Guy Pearce attachant, ni même antipathique, auquel nous avons à faire, mais bien à un oubli personnifié, une insignifiance humaine, même. Et donc une légèreté d’interprétation pour un acteur.


Carrie-Anne Moss a le même physique froid. Vous êtes vraiment dans un film mécanique, certes une mécanique bien huilée, mais bien dans une mécanique indéboulonnable. Vous, spectateurs, n’aurez pas une seule personne à laquelle vous identifier, vous raccrocher. Il s’agit d’un trouble, que Memento, dont le jet final noie encore plus vos certitudes : folie ? Christopher Nolan, à la baguette au scénario, à la baguette à la réalisation, démontrait avec Memento qu’il peut s’attaquer à du complexe dans le fonds comme dans la forme.



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