Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

RENAISSANCE (Christian Volckman -mars06-)

Publié le

Pitch    2054. Dans un Paris labyrinthique où chaque fait et geste est contrôlé et filmé, Ilona Tasuiev, une jeune scientifique jalousée par tous pour sa beauté et son intelligence, est kidnappée. « Avalon », l'entreprise qui emploie Ilona, fait pression sur Karas, un policier controversé, spécialisé dans les affaires d'enlèvement, pour retrouver au plus vite la disparue.Pathé Distribution
Karas sent rapidement une présence dans son sillage. Il n'est pas seul sur les traces d'Ilona et ses poursuivants semblent prêts à tout pour le devancer.
Retrouver Ilona devient vital : la jeune femme est l'enjeu d'une guerre occulte qui la dépasse. Elle est la clef d'un protocole mettant en cause le futur du genre humain. Le protocole Renaissance...

Avis    rien à dire sur l’esthétique. C’est novateur, ce contraste noir et blanc et ces effets de lumière/ombre sont beaux. Si c’est de la quasi animation, c’est tout de même basé sur de vrais acteurs. C’est principalement de la capture de mouvement, ce qui donne aux personnages des caractéristiques très humaines. Avec un panel de points de capture sans commune mesure avec ce que l’on fait dans les jeux vidéo (beaucoup plus de points de capture). Là où le bât blesse, je trouve, c’est dans l’intrigue et sa mise en valeur. J’ai trouvé tout cela un tantinet trop longuet, peut être trop sérieux, limite grave. Pathé DistributionEt cette histoire m’a semblé un peu trop tortueuse en empruntant malheureusement des voies de science-fiction d’anticipation vues et revues. La nouveauté réside donc principalement dans cette animation noir et blanc, lumière/ombre. J’ai accroché à cette esthétique, c’est vrai, en étant aux limites de la bête curieuse, en tant que spectateur. Mais j’ai été quelque peu embêté par le script. Privilégiant toujours le fond sur la forme, je fais donc de ce Renaissance un projet très intéressant, qui malgré quelques manques criants d’accroche du spectateur, au niveau du fond, allie habilement polar, SF d’anticipation et innovations esthétiques…



Voir les commentaires

Etre et avoir (Nicolas Philibert -2002-)

Publié le

Docu-fiction à montrer dans les IUFM lors des toutes premières séances de cours de l’année, afin de montrer combien le sens pratique prime grandement sur la théorie !!!

Pitch                     

Un documentaire sur la classe unique d'une école communale, à Saint-Etienne-sur-Usson, en Auvergne. Le réalisateur Nicolas Philibert a ainsi filmé une classe qui regroupe, autour du même maître tous les enfants d'un même village, de la maternelle au CM2. Docu-fiction presque car l’intrigue suit un petit peu le rythme quotidien, hebdomadaire et annuelle de la scolarité gérée par ce prof.

Avec la proximité que le spectateur pense avoir avec ces tous jeunes écoliers, avec cet instit, on est forcément attendri, touché par ce microcosme transpirant de réalité. Suintant parfois une dure réalité, celle des campagnes reculées pour lesquelles l’école représente certes l’ultime bastion de la connaissance, du savoir, mais aussi et surtout de l’échange entre des jeunes de même âge, aux mêmes préoccupations. Etre et Avoir est aussi un recueil de savoir-pratique pour tout homme ou femme désirant savoir s’ils auraient ou non la fibre de l’enseignement. Ou plutôt la fibre de l’instit (type d’enseignement totalisant et pluriel). Etre et Avoir est aussi un formidable portrait d’instituteur, qui peut montrer la réalité de son métier sans toujours susciter des vocations. Tant son métier lui demande une passion et une envie débordante et tant le défi d’enseigner en même temps à cinq classes d’âge dans une même pièce est relativement haut. Les Films du LosangeLe seul instit d’un village isolé d’Auvergne, qui chaque jour que Dieu fait se charge d’enseigner à tous les enfants du village…dans une seule et même classe. C’est toute une force morale, toute une posture du savoir bien inculqué, toute une analyse comportementale que nous offre cet instituteur méritant. Qui doit gérer dans un espace petit mais non confiné des CP à une première table, des CE1 et CE2 à une deuxième table, des CM1 et CM2 à une autre…ainsi que de nouveaux arrivants dont il doit gérer l’intégration au milieu scolaire : les maternels.


C’est alors toute une posture de ce prof qui est rendu très lisible par la caméra de Nicolas Philibert, une posture très rigoureuse qui doit allier le charisme, soit l’autorité naturelle non autoritariste, à une totale maîtrise des modes de transmission des savoirs en matière d’écriture, de lecture, de calcul. Mais dans le cas typique de ce professeur méritant, c’est aussi le dialogue et l’échange qu’il doit faire naître et pérenniser vis-à-vis de ses jeunes élèves tiraillés entre leur ruralité (aides agricoles à leurs parents) et l’entrée aventureuse au futur collège. Il ne s’agit pas seulement d’être prêt à lire, écrire et compter convenablement…mais aussi et surtout de pouvoir communiquer et d’échanger plus facilement son mal-être, son isolement géographique, son tiraillement socio-affectif. Les Films du LosangeL’Auvergne n’est pas une région si reculée que cela, en-soi, mais ce village, perdu au milieu de l’Auvergne, l’est relativement plus, au regard de ce que représente aujourd’hui la ruralité productrice de richesses, en France, soit moins de 4% de la population active à l’échelle nationale, mais presque 13 % des actifs à l’échelle de cette commune de Saint-Etienne sur Usson (Puy-de-Dôme). Le film commence par montrer le petit camion qui emprunte les routes communales afin de venir chercher chaque élève au domicile de leurs parents très pris par leurs activités, un petit camion qui les dépose à l’école chaque matin…et qui revient les chercher pour les déposer chaque soir chez leurs parents émérites. Un film tout ce qu’il y a de plus humain, et en matière d’enseignement c’est puissance 1000…tant le défi chaque jour relevé par cet instit est grand !  Un des très rares films à pouvoir intriguer et intéresser une famille entière !



Voir les commentaires

Cycle ciné subversif part 1 : LA GRANDE BOUFFE (Marco Ferreri -1973-)

Publié le

La grande bouffe est un pamphlet contre la société de consommation certes, mais il se double d’une satire violente contre la « vieille-France ». Et ça, ça plait moins ! On peut le comprendre comme on veut, mais La grande bouffe reste un grand « bordel », dans tous les sens du terme, et un film « gonflé »….dans tous les sens du terme !

Pitch 

Quatre amis préviennent leur entourage en vue d’un week-end à venir inoubliable. Certains parlent d’assurance-vie quand d’autres parlent d’héritage. Car tous se préparent à mourir d’une overdose de bouffe. Le cuisinier pâtissier est là, est prêt, il n’attend plus que ses trois hôtes d’amis.

 Tout commence calmement, même si le spectateur suspecte Marco Ferreri de faire un film satirique dès lors que l’on entend les répliques, ordurières. Tout décolle au bout d’un quart d’heure puisque de très grands acteurs se réunissent dans un manoir afin de se préparer une belle mort. La mort par la gourmandise, péché capital, la mort par la frivolité devant la femme. Ce film est vulgaire, mal policé, osé, tendancieux, impertinent…je pourrai trouver tous les qualificatifs possibles qu’ils ne suffiraient pas à décrire ce film. Un film qui allie une image très dégradante de la femme à la bêtise humaine. Le quatuor d’acteurs Noiret, Mastroïanni, Piccoli, Tognazzi mangent d’abord devant des photos de femmes dénudées, où ils parlent notamment d’inventer un « putes-menu », puis invitent des femmes à manger avec eux. La femme en prend encore plus pour son grade, tiraillée entre don de son corps et boulimie de circonstance. On passe un cran supplémentaire sur l’échelle du déraisonnable lorsque ces quatre hommes commencent eux-mêmes à mépriser l’objet de leur passion : la nourriture. Voilà que Philippe Noiret enfonce des banderilles dans du porc, criant « olé ! » à tout va.


Le film prend alors son baptême d’une croisière noire, obscurantiste, qui mènera à la mort sans enterrements. Du juron « un peu de laisser-aller, nom de Dieu ! » à la médisance « mange…mange salope ! », le film franchit le cap du film ordurier. Michel Piccoli. Connaissance du CinémaTous les tabous tombent à terre, faisant place à un film libre, trop libre peut être. Michel Piccoli lancera de la bouffe sur une femme en lui chantant « le corps de la femme est une vanité ! », avant que le film n’emprunte les couloirs de la mort ! Ces quatre hommes feront fuir une à une ces demoiselles avec lesquelles ils étaient passés à l’acte, pour mieux engloutir tour à tour des huîtres, des pizzas, du porc, de la moëlle de porc, du poulet, des pâtes, de la brioche, des gâteaux fins quand ils ne tournent pas…au pâté ! Le plat de purée géant arrive, haut comme une pyramide, et voilà que Tognazzi en fait manger à un Michel Piccoli pourtant malade mais volontaire, souffrant d’aérophagie. La grande bouffe est un peu filmer la mort sans ordonnance puisque des premiers frissons aux premiers pets en passant par les premiers problèmes d’articulations (diabète) et les premières somnolences, les acteurs se voient mourir les uns après les autres.


Le spectateur avait peut être ri aux éclats par moment, notamment quand Piccoli habillé d’une toge avait été pris pour un arabe, sur quoi il avait répondu très ironiquement : « non, ne t’inquiètes pas…je ne suis pas un arabe !! ». Mais le rire ne se prêtait plus du tout au contexte, la place au dégoût et au malaise du spectateur était à faire, et le siège ne demeurerait plus jamais vide…Andréa Ferréol et Michel Piccoli. Connaissance du Cinéma C’est là que le film reste assez mémorable, bien que Marco Ferreri n’avait pas du tout prévu une chose aussi obscurantiste. Les morts n’ont aucuns enterrements, et ne suscitent aucuns chagrins, ou si peu. L’immoralité la plus extrême alliant la satire contre la femme aux plaisirs de la chair en passant par la banalisation de la mort. Le cuisinier « assassin » qui se complait à fomenter ses petits plats (Tognazzi) meurt lui aussi, le spectateur se disant qu’il obtient ce qu’il mérite. Noiret étant le dernier rescapé…mais mourant du « poison » le plus pamphlétaire : son amour pour une femme qu’il aime, et qui le fait manger, manger, et manger jusqu’à la mort. On croit même voir les acteurs et l’homme mourir car chacun porte son vrai prénom : philippe, marcello, ugo, michel…Mais quel coup de poing que ce film !!!



Voir les commentaires

Mes impressions sur la campagne présidentielle

Publié le

Cette campagne présidentielle est certes passionnante, mais n’est pas pour autant réussie à l’avance. Les médias ont resserré leur vis par rapport à la débâcle informative d’avril 2002 voyant l’inattendu Le Pen passer au second tour. L’effort majeur des médias a été cette année d’informer et de sensibiliser au maximum l’électorat français. Sur ce plan la réussite est belle. Les « journal de campagne » de la première chaîne, ses « face à la Une » et toutes ses émissions informatives permettent une bonne information de l’électorat, sans compter sur les efforts de la quatrième chaîne d’inviter tour à tour quotidiennement les candidats, ainsi que l’effort de la cinq d’amener une lumière neuve sur la campagne, venue d’outre-Rhin. On oublie aussi de mentionner les radios qui par leur oralité offrent un regard pointilleux sur le profil des programmes et des candidats qui les défendent. L’internet aussi, participe pleinement à l’éclaircissement des informations, quoiqu’un tri est nécessaire de la part de l’internaute. La deux s’y est mise aussi, avec ses émissions politiques et ses messages de campagne déclinés pour les sourds et malentendants. Là-dessus, aucunes anicroches, l’électorat semble informé. On est presque aux limites du tapage, mais sans tomber dans du bourrage de crâne, pluralité et éclectisme des médias oblige. D’une campagne présidentielle délaissée en 2002, on est passé à une campagne plus passionnante, plus rassembleuse, plus décryptée…en un mot…plus accessible pour toutes et tous.

Mais là où le bât blesse, c’est les erreurs intrinsèques des candidats eux-mêmes. Des erreurs que les médias rééditent inconsciemment plus qu’ils ne les corrigent. Le défaut intrinsèque des candidats est celui du corps politique français, et de ses rouages hérités de l’après Charles de Gaulle. De candidats proches du peuple, jusqu’à Pompidou compris, on est passé à des candidats tiraillés par leur famille politique. Encore que la chose est davantage vérifiable pour les deux grands partis monopolistiques que sont le PS et l’UMP (ex-RPR). Car les « petits candidats » comme on les appelle, sont si proches du peuple que cela en devient presque démagogique. Dans le même temps les gros poissons semblent distants du peuple, dans le fond plus que dans la forme.

Un bon candidat doit rassembler le pouvoir absolu sur sa famille politique à une image d’homme de la situation populaire. Autrement dit être le patron de son camp tout en paraissant proche du peuple. Un bon candidat n’est pas celui qui systématiquement passe au second tour. C’est celui qui dans la forme plus que dans le fond de pensée reflète les aspirations du peuple. Car c’est la condition sine qua non de fédérer à la fois sa famille politique et l’électorat. A ce jeu du poker menteur, promettre au peuple c’est aussi rassurer sa famille politique quant à une réussite électorale. Mais c’est aussi inexorablement décevoir un jour l’un ou l’autre. Promesses électorales non tenues, pactes internes avec sa caste politique non pérennisés. C’est un peu s’isoler au fond. Et dans ces cas là, mieux vaut être davantage que le patron de sa famille politique…il faut être le vrai patron tout court, sur le terrain du citoyen comme sur son clan politique. Quand on sait ces règles d’or, il est tout à fait logique d’établir un bon candidat comme celui qui réunit l’accès au second tour et ces deux patronats.

Mais c’est là que la difficulté commence. Les petits candidats de sa tendance politique doivent être entendus, et certaines de leurs mesures phares doivent être reprises. Sans quoi c’est la majorité que l’on perd au vote, autant que l’on se coupe du peuple. Un vainqueur présidentiel doit savoir prendre en compte les mesures lancées par les confrères et consoeurs de sa tendance, mais il doit aussi être le patron absolu de sa famille politique. Les débats présidentiels de l’après 1er tour sont tellement difficiles qu’il faut savoir prendre des libertés vis-à-vis de sa feuille de route, que ce soit le programme initial, pour lequel il faut savoir mettre de l’eau dans son vin en fonction des scores récoltés par les candidats de sa tendance, mais aussi vis-à-vis de sa propre famille politique. Pour cela, il faut nécessairement être le patron. La liberté prise sur la feuille de route initial permet de rallier les électorats éclatés et épars, et paradoxalement c’est la fermeté qui doit être entreprise vis-à-vis de son clan politique et vis-à-vis de ses communicants de campagne. C’est l’homme qui doit transcender le candidat, notamment par le charisme.

Si l’on suit cette idée, un homme comme Jean-Marie Le Pen est particulièrement dangereux en cas d’accès au second tour. Car il tient entièrement les rênes de son parti et dispose donc d’une liberté de ton très flexible face à un éventuel adversaire politique, notamment en face à face, en débat. Et ce, quelque soit son adversaire. Rien n’a été réellement réussi pour empêcher Le Pen d’être au 2nd tour ; encore à cette heure-ci…

Comme il est très clair pour tout le monde, depuis avril 2002, qu’une élection réussie, qu’un président légitime ne peut découler d’un « vote sanction », l’ensemble des candidats ont axé farouchement leur campagne sur le premier tour des élections. Il faut réussir d’abord son premier tour, puis réussir son second tour. Pour ces deux tours, les qualités pour réussir ne sont plus les mêmes. On ne peut pas allier une bonne vision à court terme (le 1er tour) et une bonne projection vers le moyen terme (le 2nd tour). La préparation du premier tour a été presque parfaite pour les gros candidats, malgré qu’on en fasse des défauts de campagne. La soi-disant pression contre les maires imputée aux gros poissons est dégueulasse si elle s’avère vraie et vérifiée, mais dans le même temps c’est un très bon moyen de faire barrage aux « petits candidats » voire à Le Pen. D’une part parce que lui-même a dit être victime de la pression des gros poissons sur les maires pour ne pas obtenir suffisamment de parrainages. D’autre part, et c’est là le plus gros caillou qui aurait pu enrayer la machine lepenniste, empêcher plein de petits candidats de se présenter aux présidentielles permet de conglomérer les votes à la seule botte de ces fameux gros poissons. Afin d’éviter un avril 2002-bis. Il est donc indubitable que ces gros poissons ont raté leur projection vers le premier tour, car les « petits candidats » sont là. Heureusement pour la démocratie, et heureusement pour le côté malsain et sournois de cette pratique pseudo vraie et vérifiée (quoique rien n’est vraiment prouvé dans les supputations de Le Pen, José Bové, Besancenot ou encore De Villiers). Le premier mur contre Le Pen serait donc dores et déjà tombé et foulé par lui, car il est bel et bien candidat. Par ailleurs, c’est l’ensemble de la procédure d’érection en candidat qui est contre-productive démocratiquement. Jusqu’à mi-mars dernier, bien des candidats attendaient désespérément leurs 500 parrainages. Ce qui les ampute évidemment d’une bonne projection vers le premier tour, encore plus vers le second tour. Comment voulez-vous travailler correctement sur votre programme présidentiel quand vous n’êtes pas sûr d’être candidat, et ce, au-delà du coût financier qu’exige la postulation comme candidat. Cela affaiblit la force des programmes, et cela empêche les candidats potentiels d’avoir les mains pleinement libres. A ce petit jeu non sans conséquences, on finit par meubler son programme à coups de mesures démagogiques, comme la promesse d’un SMIC à 1500 €, on se tire dans les pattes les uns les autres, avec notamment cette campagne présidentielle parallèle où les médias ont mis en lumière le capital immobilier des candidats, presque en l’érigeant en qualité ou en défaut selon que le candidat ne sache pas justifier ce capital…ou encore on remet à l’ordre du jour les symboles de la nation et on les détourne à des fins démagogiques. A ce petit jeu là on fait aussi le jeu des candidats bien établis dans les mentalités des électeurs ou en devenir : les deux gros partis monopolistiques, le centre et l’extrême droite. Car on met en avant l’identité des candidats au prix de leurs idées. Là encore tout concourt à faire de Le Pen un candidat à prendre au sérieux. Car c’est sur le terrain des idées que l’on peut efficacement se mesurer à Le Pen. Or, les débats à distance entre les candidats virent indéfiniment au combat de coq, c'est sur ce terrain là que Le Pen excelle. En ce moment chaque meeting est davantage l"occasion d'attaquer ouvertement ses concurrents politiques plutôt que de délivrer son programme ou ses idées. Aucun travail de sensibilisation aux idées n'a été convenablement et durablement entrepris par les candidats. C'est un peu plus la foire d'ampoigne qu'un gisement d'idées. Dans toutes ses représentations télévisées, Le Pen a avancé sa barque comme il l’avait écrit à l’avance. C’est tout un tas de réponses toutes faites qu’il s’efforce d’adapter à chaque question qu’on lui pose. Et le bât blesse…car il paraît sortir un discours pré-calculé dont on voit les raccrocs ressortir à chacune de ses tentatives de parler avec et pour le peuple. Il semble tellement s’être adouci avec l’âge qu’il en devient plus dangereux. Car en matière de décrédibilisation de ses concurrents politiques, il est assez brillant. Mais il s’avère que son discours est le même et que son travail de communication se soit orienté vers des réponses attendrissantes et plus humaines. Le Pen n’est pourtant pas plus sage qu’en avril 2002, et mieux vaut prendre cela en compte.

 Si la campagne est certes passionnante grâce aux médias, elle n’a pas été suffisamment maîtrisée par les candidats pour éviter une nouvelle débâcle. Aucune mise en avant des idées, des concepts de gouvernements, perte de temps dans la course aux 500 parrainages, combat de coq sur fond de capital immobilier... Ce qui oblige à croiser les doigts pour que le vote et l’intelligence de la masse citoyenne fassent une différence notable entre les candidats et leurs idées.  Si tout cela pouvait être fait dès le premier tour… la démocratie s'en porterait d'autant mieux !



Voir les commentaires

QUIZZ présidentielles 2007 : devinez quels candidats sommes-nous...

Publié le

Je me suis dit que ce serait peut être citoyen de ma part si je faisais des quizz en vue des présidentielles 2007. Cela permettrait peut être à certaines personnes d’être plus au courant du programme politique des candidats, sous une forme ludique. Voici les trois derniers candidats à deviner, avec eux, les 12 sont là…

« Je » vous donne mon programme politique pour les présidentielles 2007, devinez qui je suis…

 

1er  Candidat à deviner :

« Si je suis élue, je ferai interdire les licenciements collectifs aux grandes entreprises, sous peine de réquisition. Une fraction des profits accumulés par ces dites entreprises doivent permettre le maintien de leurs emplois. Je veux une répartition du travail entre tous les travailleurs, pour ne pas qu’il y ait des heures sup d’un côté, des inactifs de l’autre. L’Etat doit embaucher dans les hôpitaux publics, les maisons de retraite, l’Education nationale, les transports publics. Les fonds de relance de l’emploi public seront ponctionné sur le budget de la Défense. Si je suis élue j’augmenterai les impôts sur les bénéfices des grandes entreprises et sur les revenus des plus riches. Je veux la suppression de la TVA sur les produits de consommation courants. Il faut par ailleurs un grand service public du logement pour résoudre les problèmes de sans-logis et d’accès du plus grand nombre à un toit. Je prône un SMIC à 1500 € et une augmentation des salaires d’au moins 300 €. Tous les contrats précaires doivent être transformées en CDI. Les revenus du capital et des actionnaires permettront selon moi le financement de ces relances salariales.  Il faut rendre public la comptabilité des grandes entreprises afin que les salariés connaissent les tenants et aboutissants de la politique de qon entreprise. »

2nd  Candidat à deviner :

« L’essentiel de mon discours s’arc-boute sur mon bilan local, dans le département dont je suis le président du conseil général. Je veux instaurer des tarifs douaniers protecteurs aux frontières de l’Europe afin de lutter contre la concurrence déloyale des pays à bas salaires. Je favoriserai fiscalement les petites entreprises qui créent de l’emploi plutôt que de subventionner les multinationales qui licencient et délocalisent. J’encouragerai l’apprentissage professionnel. J’abrogerai les 35 heures, afin d’augmenter les salaires de 20%. En matière de retraite, j’abolirai le privilège des régimes spéciaux et j’alignerai le régime des fonctionnaires sur celui des salariés du privé. L’uniforme sera rétabli à l’école et les valeurs patriotiques y seront enseignées. Je m’opposerai au mariage homosexuel et à l’adoption des enfants par les homosexuels. Je développerai les services publics de proximité. J’interdirai le port du voile dans les lieux publics et j’imposerai une Charte républicaine des mosquées (refus des mariages forcés et de la polygamie). Je lancerai une politique de co-développement avec les pays pauvres pour agir sur les causes de l’immigration. Je m’opposerai à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. La francophonie sera développée et notre politique de défense réaffirmée à la hauteur de la mission internationale de la France. »

3ème  Candidat à deviner :

« Je vise une meilleure application du principe pollueur-payeur. Je valoriserai le recyclage des déchets. J’essaierai de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre en 30 ans, baisse de 20% dès les cinq prochaines années. Je mettrai en place une filière des énergies renouvelables, pour 200 000 emplois crées en cinq ans. J’inciterai à l’équipement grand public de 1 million de bâtiments en panneaux solaires en 5 ans. Je valoriserai de 50% en 5 ans les minima sociaux. Les loyers seront plafonnés. Le SMIC à 1500 €. Je ferai doubler les sections de l’Inspection du travail. Je supprimerai le Contrat nouvelle embauche et ferai du CDI la norme. Je veux une rétribution minimale pour les stagiaires. Je vise la construction d’1 million de logements sociaux Haute qualité environnementale (HQE) en 5 ans. Je soutiendrai les agences immobilières à vocation sociale. Création prévisionnelle de 500 000 emplois dans les écotechnologies : rail, solaire, éolien, bois-combustible….Je veux une extension des 35 heures aux PME. Je rehausserai la part de la Recherche dans le PIB à 3%.  Instauration d’une taxe carbone progressive en fonction de critères sociaux et de niveaux de responsabilité environnementale. Je veux une TVA majorée à 33% sur les produits de luxe et sur les produits les plus polluants. Réduction drastique de l’usage des engrais chimiques et des pesticides. Interdiction des OGM en plein champ, arrêt de touts les importations d’OGM. Je veux une agriculture à 15% bio d’ici 2012. Iinvestissements massifs dans le rail et les voies fluviales. Bridage des moteurs fixant aux constructeurs une valeur maximale d’émission (120 grammes de CO2 par km en 2010 pour les voitures). Création d’un Vice-Premier Ministre chargé du développement soutenable. Je veux l’intégration de l’OMC dans l’ONU. Annulation de la dette des pays les plus pauvres. Baisse de 30% en 10 ans de la part du nucléaire dans la production d’électricité, et sortie du nucléaire d’ici 2030. réduction du budget militaire français et réorientation de la politique de dissuasion nucléaire vers la coopération et la recherche, via un transfert des moyens humains et techniques. » 

Qui sommes-nous ?

FIN DU JEU-QUIZZ :

 voici les programmes des 12 candidats devinés, en un clic :

Nicolas Sarkozy (UMP)

François Bayrou (UDF)

Ségolène Royal (parti socialiste)

Marie-George Buffet (parti Communiste)

Jean-Marie Le Pen (Front national)

Olivier Besancenot, candidat 1 de cet article (ligue communiste révolutionnaire)

Frédéric Nihous, candidat 2 de cet article (chasse, pêche, nature et traditions)

Gérard Schivardi, candidat 1 (parti des Travailleurs)

José Bové, candidat 2 (pas de parti par définition, mais se veut rassembleur des gauches anti-libérales)

Arlette Laguiller en 1ère position de l'article (Lutte ouvrière)

Philippe de Villiers en 2 de l'article (Mouvement pour la France)

Dominique Voynet en 3 de l'article (les Verts)



Voir les commentaires

L'IVRESSE DU POUVOIR (Claude Chabrol -fév06-)

Publié le

Pitch    Jeanne Charmant Killman, juge d'instruction, est chargée de démêler une complexe affaire de concussion et de détournements de fonds mettant en cause le président d'un important groupe industriel. Elle s'aperçoit que plus elle avance dans ses investigations, plus son pouvoir s'acccroît. Mais au même moment, et pour les mêmes raisons, sa vie privée se fragilise.Deux questions essentielles vont bientôt se poser à elle : jusqu'où peut-elle augmenter ce pouvoir sans se heurter à un pouvoir plus grand encore ? Et jusqu'où la nature humaine peut-elle résister à l'ivresse du pouvoir ?

Avis    rien à dire sur la réalisation, signée Claude Chabrol. Si ce cinéaste de la Nouvelle Vague semble avoir un peu vieilli dans sa mise en scène, au regard de ce qui se fait aujourd’hui, ça reste vraiment très agréable et ça garde les bonnes ficelles. De bons plans transitionnels entre les scènes ou entre le jeu des personnages qui peuplent une même pièce. Un jeu de caméras très parlant, très suggestif. Ce qui aurait du inciter Chabrol à ne pas trop en faire dire à ses personnages, mais bon… La lecture de l’espace est rendue très agréable, bien que tout se passe essentiellement dans le bureau de l’autoritariste « madame la juge » (Isabelle Huppert). L’interprétation d’Isabelle Huppert surprend, bien que très classique au regard de sa filmographie. On retrouve un peu le dédain de son rôle de Gabrielle, mixé avec la froideur de son rôle de La Pianiste. Très convaincante malgré l’exigence du jeu de caméra du grand Claude Chabrol (un des cinéastes français qui s’exporte le mieux dans le monde), Isabelle Huppert transpire le pouvoir, le sentiment d’être puissante auprès du spectateur, dans son rôle comme dans son interprétation. Elle passe lentement de l’autoritaire à l’autoritariste. Ce qui contrebalance toute cette idée de pouvoir qu’elle entend mettre à terre, c'est-à-dire les dirigeants d’un grand groupe industriel, qu’elle entend traîner en justice les uns après les autres, avec force et conviction d’agir pour la justice et l’Etat. De quoi rendre ivre dès lors qu’on est conscient du pouvoir que l’on a sur les choses, du pouvoir que l’on a sur les puissants eux-mêmes. Sur ce plan là la performance d’Isabelle Huppert est brillante. Jean-François Balmer et François Berléand. Pan Européenne EditionAucune autre actrice n’aurait pu jouer à sa place. Enfin…on dit souvent cela après coup. Toujours est-il qu’elle s’accapare totalement le rôle et que celui-ci ne se définit plus qu’à la lumière de sa noirceur de ton, sa froideur d’attitude et son ambition mégalomane limite maladive. Autour d’elle ne naviguent que des faire-valoir : François Berléand (en pseudo Loïk Prigent, allez hop c’est dit, allez hop le parallèle est explicitement fait avec l’affaire Elf !!), Patrick Bruel (qui semble avoir été pris pour ses qualités de joueur de poker, notamment le bluff), Thomas Chabrol (qui théâtralise trop ce qu’il dit, il chante), Robin Renucci (mis au banc de l’ambition mégalomane professionnelle de sa femme), Jean-François Balmer, Pierre Vernier (les faire-valoir de l’ambition de « madame la juge »)…Isabelle Huppert et Robin Renucci. Pan Européenne Edition Claude Chabrol métaphorise le pouvoir presque dans son ensemble, sans en oublier les moindres angles, ce qui fascine inexorablement. De la juge d’instruction qui prend de l’assurance jusqu’à un point de non retour (la justice qui se soudoie au politique), aux dirigeants du groupe industriel qui sont mis devant elle pour avoir abusé de leur pouvoir, au nouveau président de fortune qui remplace son patron pris par la justice et qui semble tout aussi ivre devant ce nouveau pouvoir que le sont les personnages précédemment nommés. Claude Chabrol offre là un cinéma de qualité dont l’atout premier est la linéarité de l’intrigue (étonnant, non ?). Annoncée comme tel, cette intrigue continue son bonhomme de chemin jusqu’à n’en plus finir, mais tout en réservant une petite euphorie, une ivresse chez le spectateur. L’ivresse d’avoir le pouvoir de choisir qui sont les bons, qui sont les méchants…

   Jeu d’acteurs  

Isabelle Huppert (elle tient la baraque à elle toute seule !)  :):):):)

Isabelle Huppert. Pan Européenne Edition

François Berléand  :):):(:(

Patrick Bruel  :):(:(:(

Thomas Chabrol :):):(:(

Robin Renucci :):(:(:(



Voir les commentaires

QUIZZ présidentielles 2007 : devinez quel candidat je suis...

Publié le

Je me suis dit que ce serait peut être citoyen de ma part si je faisais des quizz en vue des présidentielles 2007. Cela permettrait peut être à certaines personnes d’être plus au courant du programme politique des candidats, sous une forme ludique.

« Je » vous donne mon programme politique pour les présidentielles 2007, devinez qui je suis…

« Mon programme coûtera la moitié de celui des candidats des deux grands partis, soit 21 milliards d’euros selon moi, 27 milliards selon les experts. Je ne libéraliserai pas le marché de l’emploi français à outrance. Ce n’est pas une question d’empêcher les travailleurs des nouveaux arrivants de l’Europe (Pologne, Tchèquie…) de venir en France, c’est davantage une reconsidération du poids et des qualités de nos 4 millions de chômeurs. Ils sont et restent un vivier de demandeurs d’emploi plus adaptés à notre marché de l’emploi qu’on le pense. Je veux instaurer des mesures de co-développement pour que les pays émergeants et les pays africains puissent fixer chez eux leurs propres ressources humaines. Cela demandera un transfert honnête des savoirs, des techniques et des méthodes de production. Ce que la France économique peut se permettre. C’est une manière très saine, très efficace et très durable de réduire l’immigration en France, plutôt que de fermer artificiellement les frontières à la misère croissante du monde.  Je compte m’attaquer au problème de la dette publique et au chômage. Chaque entreprise aura la possibilité de créer deux emplois nouveaux, sans avoir à payer de charges pendant cinq ans. Je ferai voter une loi de protection de la petite entreprise. Les heures sup seront payées 35% plus cher que l’heure normale. Je ferai en sorte que les rmistes sortent de l’inactivité en incitant les associations et les collectivités locales à l’embauche. Je ferai augmenter les petites retraites jusqu’à 90% du SMIC en cinq ans. Je ferai prendre en compte la pénibilité du travail et le temps consacré à l’éducation des enfants dans le calcul des pensions. En finir avec les petites retraites agricoles. Les entreprises discriminantes au salaire, à l’embauche, seront pénalisées financièrement. Je préserverai les services publics sur tout le territoire, dans les DOM-TOM, les campagnes reculées, les banlieues, les zones rurales désertifiées, car ils permettent de tisser un important lien social et permettent le maintien d’un dynamisme économique. Chaque quartier en difficulté aura un représentant de l’Etat, avec obligation de résidence, qui travaillera avec le maire à la vraie égalité des chances. J’envisage la création de zones franches pour développer l’Outre-mer et y mettre en place de vraies formations universitaires et professionnelles. Je ferai supprimer les cautions et les dépôts de garantie pour tous les locataires, car ce sont des freins à l’accès au logement. J’obligerai à prévoir 25% de surfaces de logements sociaux dans tous les programmes immobiliers. 20 000 logements d’urgence seront bâtis chaque année. Pour résoudre notre lourde dette publique j’annihilerai le déficit de fonctionnement, notamment en dégraissant les budgets de fonctionnement de l’Elysée et des ministères, et stabiliserai la dette en trois ans. J’établirai un mode de scrutin qui permettre à l’Assemblée nationale d’accueillir tous les courants de pensée et toute la diversité des Français. J’interdirai aux groupes privés qui vivent des commandes publiques de détenir des médias. Je remplacerai l’ENA par une école plus ouverte, plus démocratique et vraiment dédiée au service publique. Je veux réécrire un nouveau texte fondateur de l’Union européenne, plus simple, plus lisible, plus compréhensible, qui sera soumis à référendum. Je veux bâtir une puissance européenne capable de parler unanimement contre les Etats-Unis, et bientôt la Chine. L’Europe doit avoir de nouvelles politiques communes pour l’énergie, la défense, la recherche… Je défendrai la francophonie et la langue française dans le monde. Je lancerai une réflexion stratégique pour définir les missions et l’équipement de nos armées, car cela mérite débat . L’éducation sera une de mes priorités, avec un regain d’efforts pour que les entrants en sixième sachent tous lire et écrire. Les universités auront désormais la compétence d’insérer professionnellement. Je ferai augmenter le budget de la recherche de 5% par an, pendant 10 ans. J’exempterai d’impôt les revenus des brevets déposés par les chercheurs résidant en France. Je garantirai l’indépendance de la justice en doublant son budget en dix ans par des lois de programmation.»

Qui suis-je ?

 

 

 

 



Voir les commentaires

QUIZZ présidentielles 2007 : devinez quel candidat je suis...

Publié le

Je me suis dit que ce serait peut être citoyen de ma part si je faisais des quizz en vue des présidentielles 2007. Cela permettrait peut être à certaines personnes d’être plus au courant du programme politique des candidats, sous une forme ludique.

1er  Candidat à deviner :

« Je » vous donne mon programme politique pour les présidentielles 2007, devinez qui je suis…

« Mon directeur de campagne est Daniel Gluckstein, ex-candidat aux présidentielles de 2002. Je prône la rupture avec le traité de Maastricht, afin de renationaliser Airbus, La Poste, EDF, la SNCF, les banques. Je veux en effet rétablir le monopole d’Etat des services publics. Je veux aussi nationaliser les secteurs clés de l’industrie. Si je suis élu je vais mettre en place un plan de construction massive et de réhabilitation des HLM. Je veux restituer à la Sécurité sociale les 175 milliards d’exonérations patronales depuis 1992 et les dettes de l’état, pour garantir le droit aux soins pour tous. La retraite à taux plein devra se faire après 37,5 annuités de cotisations, pour tous. Je compte abroger l’article 89 qui contraint au financement des écoles privées. Je veux une réouverture des écoles communales et des collèges cantonnaux. Je vais abroger les lois d’intercommunalité forcée, mieux défendre les syndicats intercommunaux, et je prône la liberté pour les communes de s’associer comme elles l’entendent »

Qui suis-je ?

 

2ème Candidat à deviner : « Je » vous donne mon programme politique pour les présidentielles 2007, devinez qui je suis…

 

« Je n’ai pas de parti politique, mais je compte en monter un d’ici les législatives, grâce au succès probable à ces présidentielles. Si je suis élu j’entends établir le SMIC à 1500 €, et en faire le montant minimum des retraites mensuelles. Je veux des départs en retraite dès 37,5 annuité de cotisation. Je veux interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits. Je prône une prise en charge à 100 % de la prévention, des soins de santé et des médicaments. Je donnerai la priorité aux transports collectifs et aux transports non polluants. Je veux promouvoir une agriculture paysanne créatrice d’emplois et préservant l’environnement. En matière de logement je veux un blocage des loyers, une réquisition des logements vacants, une réhabilitation des logements anciens, un arrêt des expulsions. Je veux augmenter le budget de l’Education nationale à hauteur de 7% du PIB, et celui de la Culture à 1%. Je veux un droit de vote pour tous les résidents étrangers et une régularisation des sans-papiers. Je veux supprimer la BAC (brigade anti-criminalité). Je réduirai les dépenses militaires, démantèlerai la bombe atomique française et affecterai ces sommes à l’éradication de la pauvreté dans le monde. Je veux une taxe sur les transactions financières dans le monde, une annulation de la dette des pays pauvres. Je veux renégocier les traités européens pour refonder la construction européenne sur des bases démocratiques, sociales et environnementales. Je veux intégrer et soumettre l’OMC à l’ONU pour que les droits humains prévalent sur le marché. Si je suis élu je ferai réduire les pouvoirs du président de la République et élargir ceux du Parlement, je ferai instaurer la proportionnelle intégrale et le référendum d’initiative populaire. Je veux donner aux salariés un droit de veto suspensif sur les plans sociaux et les délocalisations. J’accorderai le droit à l’autodétermination des DOM et des TOM »

Qui suis-je ?

 



Voir les commentaires

Je vais bien, ne t'en fais pas (Philippe Lioret -sept06-)

Publié le

Avant-goût    les cinéphiles que vous êtes ont peut être entendu parler du réalisateur Philippe Lioret… Il a filmé le très intimiste L’Equipier, en 2004. L’humain y était filmé avec brio. Philippe Lioret continue à épater la galerie, en travaillant toujours sur la matière humaine, pour nous livrer un Je vais bien, ne t’en fais pas très réaliste dans sa manière de mettre en scène l’intime !  C’est une chose qui se fait rare dans le 7ème Art actuel, encore plus quand c’est aussi réussi !Mars Distribution

Pitch       quand elle rentre de vacances, Lili, 19 ans, apprend par ses parents que Loïc, son frère jumeau, suite à une violente dispute avec son père, a quitté la maison. Devant le mutisme de son père, elle tombe dans une dépression teintée d’anorexie. La lettre que son père lui apporte au chevet de son lit d’hôpital a la grande force de la remettre d’aplomb : son frère y annonce qu’il va très bien et qu’il est parti du domicile pour s’évader de son père. Loïc continue à lui écrire, annonçant toujours où il se trouve. Lili, enfin rétablie, part à sa recherche selon le cachet postal des lettres de son frère…mais ne le trouve guère. Au bout d’un an Lili découvre quelque chose qui dépasse l’entendement…

Avis     Philippe Lioret commence sérieusement à me parler. L’Equipier, que j’ai vu en 2004 mais que je n’ai pu critiqué sur le coup à cause de mon blog né bien après, était vraiment une belle surprise pour moi. C’était une sorte de thriller sentimental isolant le spectateur en pleine île Ouessant, avec comme seul ami un Gregori Derangère qui en prenait plein la tronche par les habitants locaux, au tempérament âpre et « océanique ». Phlippe Lioret nous refait un thriller intimiste. Il nous offre un cinéma rare pour ses qualités de réalisme du quotidien, et aussi pour sa dernière heure de thriller obligeant tous les membres d’une famille à sortir de leur petit jeu. Philippe Lioret réussit le pari insensé de filmer l’intime sans ennuyer. Et le côté thriller qui découle du postulat dramatique de base n’est en aucune manière extravagant. Philippe Lioret réussit donc l’exploit de faire un thriller très singulier et très rare dans le paysage cinématographique actuel. Ma grande peur initiale était la présence de Kad Merad au casting !  Que nenni…puisque Kad a fait à mon sens des débuts difficiles certes mais prometteurs dans le monde du cinéma « lourd ». Du cinéma à décharges émotionnelles j’entends, c'est-à-dire bien loin des comédies légères dans lequel il est cantonné. Vu le making-of Philippe Lioret a mené Kad et tous les autres acteurs à sa manière : c'est-à-dire pointilleux quitte à refaire des prises. Il faut bien souffrir pour être efficace. Le réalisateur Philippe Lioret sur le tournage. Mars DistributionMélanie Laurent a-t-elle mérité son césar 2007 de meilleur espoir féminin ?  N’ayant pas vu La tourneuse de pages (Déborah François nominée meilleur espoir féminin), ni Lady Chatterley (Marina Hands nominée), ni Bamako (Aïssa Maiga nominée), ni Pardonnez-moi (Maïwenn Le Besco nominée)…serais-je crédible si je dis que Mélanie Laurent n’avait pas un rôle facile à jouer ??  J’aimerai bien parce que je le pense !  De toutes manières son rôle, ainsi que celui de Kad Merad  m’ont parlé, et m’ont touché parfois. C’est suffisamment rare pour que je ne le signale pas. Après je peux juger les rôles de Maïwenn et Aïssa Maiga comme des rôles tout aussi difficiles à jouer au regard des scénarios et des critiques presse. Mais c’est bien simple, sur certaines scènes ou certaines séquences Mélanie Laurent a crevé l’écran. Je suis un garçon je sais, je suis donc plus apte à craquer devant ses saphirs…mais je l’ai trouvé touchante. A noter la présence de Julien Boisselier qui tarde vraiment à se faire un nom au regard de son talent d’acteur. On va simplement dire que ces trois acteurs incarnent des rôles très profonds, très vrais, presque authentiques dans leurs tracas du quotidien. Gravite autour d’eux tout un fond de vérités qui finit efficacement leur bon travail d’interprétation. Résultat ?  Le spectateur accroche au film, aux rôles, et certains ne peuvent s’empêcher de revivre dans leur tête ce qui se passe. Tellement c’est fondé et crédible de réalisme.

Le traitement d’un drame banal du quotidien de bien des familles, est très travaillé de la part de Philippe Lioret. Ce qui fait de Je vais bien, ne t’en fais pas un film très parlant, très communicatif et quasiment multi-générationnel dans les messages humains qu’il véhicule. Film à recommander !  Film à tenir comme modèle auprès de bien des cinéastes français qui souhaiteraient émouvoir le public en travaillant la matière humaine ! Philippe Lioret est un cinéaste de grande valeur par sa rareté.

  Jeu d’acteurs   

Mélanie Laurent  :):):):(

Kad Merad  :):):):(

Kad Merad et Mélanie Laurent. Mars Distribution

Julien Boisselier  :):):):(

Kad Merad et Julien Boisselier. Mars Distribution



Voir les commentaires

De la supériorité des gauchers sur les droitiers : essai

Publié le

Le « gaucher », depuis sa marginalisation ancienne aux récents espoirs conférés par la science…

 Napoléon Bonaparte, qui mit au tapis bien des régiments adverses en faisant tournoyer ses bataillons dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Il portait toujours sa longue-vue sur l'oeil gauche avant de se lancer dans la bataille.

Dire de quelqu’un qu’il est « gauche » perd peu à peu son sens. Les gauchers, jadis boucs émissaires du corps enseignant, jadis marginalisés et montrés du doigt, se relèvent petit à petit de plusieurs siècles d’intransigeance. Les premiers à ériger la latéralisation gauche en victoire furent les artistes, peintres ou créateurs de tout bord, puis un certain Napoléon Bonaparte engrangea des victoires militaires en faisant tourner ses bataillons dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, aujourd’hui les sportifs ont à leur tour montré qu’être gaucher peut coïncider avec l’excellence. Petit état des lieux des gauchers, vis-à-vis de la société, depuis le fonctionnement de leur cerveau jusqu’à leurs grands efforts multiséculaires d’adaptation à un monde fait par et pour les…droitiers.

Triste constat si l’on ouvre un temps soit peu notre cher dictionnaire. On remarque qu’être « gauche » se dit d’une personne maladroite. On tombe tout de suite dans la négativité, qui perdure aussi au sens technique de ce même terme, avec un objet dit « gauche » lorsque sa forme présente un biais, ou encore en mathématiques lorsqu’une figure n’est pas plane. « Gauchir » quelque chose, c’est considéré comme la déformer, l’altérer. Au-delà du stricto sensu de ces mots, ne disait-on pas de Léonard de Vinci quel artiste aurait-il été s’il avait été droitier ?  Toujours est-il que ce De Vinci était considéré comme plus que bizarre, voire détraqué, lorsqu’on le voyait écrire de droite à gauche… Mais quelles inspirations techniques et artistiques a-t-il eu pour autant ! Jusqu’aux années 70, les élèves gauchers multirécidivistes se faisaient taper sur le bout des doigts par une maîtresse armée d’une règle en fer. Leur anormalité « de façade » ne s’arrêta pas là. Dans les années 70 et 80 c’est vers les psychologues qu’étaient envoyés certains gauchers. Peut être leurs parents constataient-ils trop de maladresses chez leur progéniture… Ce temps que les moins de 20 ans ne peuvent connaître commence à être révolu. Ce n’est pas sans plusieurs siècles d’efforts des gauchers quant à s’adapter à un monde en aucun cas conçu pour eux. La bataille est encore bien rude devant des robinets qui sont dévissables dans un sens qui leur paraît illogique, sans parler des vis qui demandent au moins une seconde de réflexion, le temps que le gaucher inverse son cerveau et toute sa logique… Les gauchers ne demandent peut être pas que l’on inverse désormais le premier pas de danse du droit vers le gauche, mais quelques efforts seraient louables de la part des droitiers. Quelques boutiques pour gauchers fleurissent au Bénélux, proposant ciseaux adaptés, stylo plume adapté et tout le toutim…mais l’effort n’est pas encore produit en France, quoique sur internet, les gauchers se rebiffent.

Peut être par évolution humaine multiséculaire ou par un sens inné, ce sont en fait les gauchers qui ont le sens de l’adaptation le plus acéré. C’est d’eux que peut venir l’effort de rapprochement le plus significatif. Rares sont les droitiers à pouvoir écrire correctement de la main gauche, tandis que les gauchers, par adaptation ou par obligation sont plus habiles de leur main droite que les droitiers le sont de leur main gauche.  Au même titre, l’imagerie mentale d’un gaucher lui permet de passer outre l’effet miroir, ainsi qu’outre le sens inversé des aiguilles d’une montre. Ces lectures de l’espace sont des données assimilées par leur cerveau, en tout cas plus rapidement que chez les droitiers. Combien de joueurs de tarot jouent inconsciemment dans le sens des aiguilles d’une montre, soit le mauvais sens ?  Combien de gauchers se jouent des personnes qui sont à table en face d’eux en leur disant qu’ils tiennent leurs couverts dans les bonnes mains, en jouant sur l’effet miroir qu’ils ont assimilé et que le droitier ne comprend pas aussi facilement ? Combien de gauchers ne voient aucuns inconvénients de lecture de l’image d’eux reproduite par un miroir ? Au fond le cerveau est le même chez les gauchers et les droitiers. Mais si on creuse dans le détail, on sait désormais qu’il y a des différences notables, qui permettent notamment aux gauchers de lire plus rapidement l’espace-temps que les droitiers. En faisant simple on peut affirmer que les gauchers ont un cerveau plus symétrique et les deux hémisphères sont connectés par davantage de fibres nerveuses, leur corps calleux est à la fois plus large et plus dense en fibres nerveuses. Ce qui fait que lorsqu’un gaucher est amené à parler, les aires du langage s’activent dans les deux hémisphères en même temps, contrairement aux droitiers chez qui cette aire du langage ne dépasse pas les frontières de leur hémisphère gauche. Quant à l’hémisphère droit, il est celui de la représentation dans l’espace. Chez un sujet gaucher, la lecture de l’espace et du temps est synchronisé, et avec très peu d’interférences car tout est très connecté en un seul hémisphère, celui de leur motricité (la motricité est gérée par l’hémisphère gauche chez un droitier). Or il s’avère que la motricité est réglée par ce même hémisphère droit, chez un sujet gaucher. Ce genre d’avantage est particulièrement payant dans les sports alliant le sens spatial et la vitesse. Ce qui fait que si le droitier met à contribution son hémisphère droit pour la lecture de l’espace, le gaucher le met à contribution pour des tâches supplémentaires. Cet hémisphère droit étant plus gourmand, plus irrigué, chez le gaucher, celui-ci gagne quelques avantages au plan du langage et de la verbalisation. Car cet hémisphère droit gère chez les droitiers comme les gauchers la connotation émotionnelle des mots. Tandis que la compréhension et la formulation d’un mot dans son sens le plus strict sont toujours gérées par l’hémisphère gauche, chez les deux types de latéralisation. Ce qui fait qu’un gaucher disposerait d’une capacité de réaction verbale et de compréhension plus rapide, ainsi que d’analyse, puisqu’il connecte toujours la verbalisation à l’espace, au temps et à la motricité.

 le driver Jean-Michel Bazire, recordman en terme de gain, quintuple champion du monde, deux fois vainqueur du Prix d'Amérique...est gaucher et aime à suivre les chevaux de tête depuis la droite pour repiquer ensuite vers le centre. Ses adversaires commencent à se rebeller, car on voit souvent Bazire se faire violemment fermer les portes d'accélération...

Est-ce parce que l’hémisphère droit des gauchers est très gourmand qu’ils auraient une espérance de vie inférieure de 10 ans à celle des droitiers de même génération, de même société ? Pour une raison d’usure plus précoce de l’organisme ? C’est bien plus compliqué que cela en définitive…Bien des analystes scientifiques ne parlent pas d’usure précoce de l’organisme, mais suggèrent plus honnêtement le facteur accidentologue, le facteur risque. Tout cela étant lié à un problème d’adaptation du gaucher à un monde fait par et pour des droitiers, comme la conduite automobile par exmple. Les gauchers ne sont pas forcément de mauvais conducteurs, au contraire, certains oeuvrent en formule 1, mais ils seraient confrontés à un code de la route, à des infrastructures routières et des structures automobiles qui ne leur conviennent pas à 100%.  

C’est en classe et dans certains sports que l’on parle parfois de pseudo « supériorité des gauchers » sur les droitiers. Au plan scolaire, au-delà des problèmes d’outils manuels inadaptés, comme les instruments de géométrie, un sujet gaucher n’a rien à envier à un droitier. Mieux encore, une classe française moyenne voit fort souvent sa poignée de gauchers truster les meilleurs résultats. Plus loin encore que le primaire, le collège ou le lycée, une étude parue le 8 août 2006 et réalisée par les professeurs du Lafayette College et de la John Hopkins University (Usa), montrerait que les gauchers qui ont poursuivi leur cursus dans le supérieur  gagneraient en moyenne 26% d’acquis de plus qu’un étudiant droitier.

Sportivement le gaucher gagnerait en vitesse, en réaction, et en précision de par son hémisphère droit multi-tâches. Mais en aucun cas cela le bonifie pour des activités sportives longues, du genre endurance, ni pour certains sports collectifs. Ensuite, les sportifs interprètent leurs efforts, cette verbalisation se localise toujours dans l’hémisphère gauche, chez les droitiers comme les gauchers. Quand les gauchers sont en plein effort, ils le sont pleinement, sans aucunes interférences entre la pensée et l’action. Tout cela se décuple évidemment plus pour des sports demandant de la vitesse et/ou de la synchronisation (les champions pistards français de vitesse sont gauchers pour la plupart, 30% de l’élite du badminton est gauchère, les escrimeurs fleurettistes sont pour beaucoup gauchers, ping-pong, etc…). Cela peut faire la différence face à un adversaire de même valeur, même si dans l’ensemble un gaucher ne reste potentiellement supérieur que pour les quelques sports alliant vitesse et sens spatial. Leur esprit plus fulgurant en ce qui concerne la précision d’un choix positionnel spatial est aussi valable pour d’autres sports, même si cela est à reconsidérer à la lumière des sports collectifs, qui comme leur nom l’indique nécessitent l’application de systèmes de jeu dont la logique collective découle davantage d’une logique faite par et pour les droitiers. Le footballeur Florent Malouda a mis du temps à s’adapter véritablement au football de haut niveau, mais son sens du placement spatial et sa vitesse de calcul dans les choix individuels à faire dans les 30 derniers mètres sur son flanc gauche en font désormais le meilleur ailier gauche pur du monde, l’un des plus rares dans son genre.

 la fleurettiste Laura Flessel, gauchère championne olympique et championne du monde de sa discipline, est une adversaire redoutable car son sport demande justesse et vitesse du mouvement, et l'effet miroir est quelque chose de très surmontable pour elle...(avantage noble dans ce sport de face à face)

Dans cette affaire, un probable rapprochement droitiers-gauchers, à dessein d’adapter un monde nouveau, avec des logiques plus « universelles », viendrait nécessairement des gauchers, qui, il faut le rappeler ont bien des problèmes d’adaptation à un univers trop partiellement conçu pour eux. Maintenant que les mœurs se sont édulcorées, que le corps enseignant s’est ouvert à la chose, que l’Eglise, les us et coutumes n’en disent plus mauvais mot, ce serait logiquement au tour des gauchers de travailler sereinement à établir et adapter un monde plus logique où la latéralisation à gauche ne sera plus une bête de foire sportive ou artistique mais plutôt un vecteur vers le savoir !

Le compositeur Sergeï Rachmaninov pouvait couvrir la plus grande surface de piano jamais mesurée. Il couvrait de sa main gauche, 12 clés blanches ce qui représente une octave et demie, offrant des possibilités de gamme et de juxtaposition des mélodies inédites !

 



Voir les commentaires

1 2 > >>